Don d’organes

done.gifLa transplantation d’organes et la greffe de tissus sont devenus une réalité qui, tous les jours, permet à de nombreux patients de retrouver une qualité de vie. Mais cet espoir ne serait devenu réalité sans le don d’organe, sans élan de générosité et sans l’esprit de solidarité qui doivent animer chacun de nous. Le don d’organes est un geste qui consiste à accepter que soit prélevé de votre corps, après votre décès des organes ou des tissus. Ces organes et tissus seront destinés à une transplantation ou une greffe, afin de sauver la vie ou d’améliorer la qualité de vie de personnes atteintes d’affections graves.

Quelle est la différence entre greffe et transplantation ?
La greffe est une opération qui consiste à transférer sur une personne des parties de tissu ou d’organe prélevés soit sur elle-même soit sur une autre personne (peau, fragments d’os etc…) La transplantation consiste à transférer une partie d’organe ou un organe entier (cœur, rein etc.), mais le terme greffe est souvent utilisé dans ce ses (greffe du cœur….).

Quelle est la différence entre le « don d’organes » et le « don de son corps à la science » ?
Le don d’organes se limite au prélèvement d’organes ou de tissus en vue d’une greffe et toutes les précautions sont prises pour respecter au mieux l’intégrité physique du défunt. A noter que la loi prévoit que le prélèvement d’organes et la suture du corps doivent être effectués dans le respect de la dépouille et de l’image du donneur défunt, en ménageant les sentiments de la famille. Le don de son corps à la science a pour but de faire progresser la médecine ainsi que les connaissances et le savoir-faire des chercheurs et étudiants. On peut être à la fois donneur d’organe et faire don de son corps à la science.

Qui peut devenir donneur d’organes et comment ?
Toute personne, majeure ou non, inscrite au registre de la population ou au registre des étrangers depuis 6 mois, et capable de manifester sa volonté, peut s’adresser à l’administration communale de son domicile (service de la population) afin de déclarer soit son opposition à tout prélèvement d’organes ou de tissus après son décès, soit son consentement, dans un acte de volonté explicite, en tant que candidat donneur d’organes après son décès. L’administration communale a l’obligation de faire enregistrer cette décision au Registre national. (Loi du 17/02/1987 – art.10, § 4). Notez que si vous changez d’avis après votre première déclaration, ceci est toujours possible.

Que se passe-t-il en l’absence de toute déclaration ?
C’est le principe « qui ne dit mot consent » qui prévaut, sauf s’il est établi qu’une opposition a été exprimée contre un prélèvement. Les proches du défunt (père, mère, enfants et conjoint) peuvent également faire opposition au prélèvement. Mais, en présence d’une déclaration, la famille ne saura s’opposer à votre volonté.

Quelle utilité de déclarer son consentement ?
Votre déclaration est consignée dans le Registre national, qui doit être consulté avant tout prélèvement d’organes ou de tissus après le décès.
* Votre volonté sera respectée sans contestation possible.

* Les coordinateurs de transplantation pourront en prendre connaissance instantanément en consultant le Registre national accessible 24h/24 et agir dans les plus brefs délais (chaque minute compte).

*Votre famille proche sera dispensée de porter la lourde responsabilité de décider à votre place.

* Vous recevrez une attestation officielle qui pourra faire foi de votre volonté, par exemple dans un pays étranger.

Pour toute autre question que vous vous posez, n’hésitez pas à consulter le site de France Adot, association de sensibilisation au don d’organes : http://www.france-adot.org/

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